Une belle victoire rapide a été obtenue dans les jours qui ont suivi le lancement d’une pétition par l’association Argos42.

Adressée à la ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, celle-ci réclamait la mise en place d’un dispositif dérogatoire temporaire pour permettre aux ressortissants français fuyant les zones de conflit au Proche et Moyen-Orient de rapatrier leurs chiens et chats sans respecter les délais sanitaires européens habituels.

Le règlement européen impose en effet un titrage des anticorps antirabiques réalisé 30 jours après la vaccination antirabique et valable seulement après un délai de trois mois avant l’entrée sur le territoire. Un délai impossible à respecter en situation d’évacuation urgente, condamnant de nombreux animaux à l’abandon dans les rues, sur des parkings ou dans le désert.

S’inspirant du précédent mis en place lors de la guerre en Ukraine en 2022, Argos42, soutenue par plusieurs signataires et relayée notamment par la Fondation Brigitte Bardot ainsi que par des parlementaires, a obtenu une réponse favorable en moins de 24 heures. Le ministère de l’Agriculture et la Direction générale de l’alimentation (DGAL) ont annoncé, le 11 mars 2026, la mise en œuvre d’un dispositif dérogatoire exceptionnel valable jusqu’au 30 avril 2026.

Celui-ci concerne les chiens et chats accompagnant leurs propriétaires en provenance de Syrie, Liban, Israël, Palestine, Irak, Iran, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Oman, Jordanie, Yémen, Bahreïn et Qatar. Les animaux pourront être accueillis en France même s’ils ne satisfont pas pleinement aux conditions d’importation européennes, sous réserve d’un engagement du propriétaire : contacter dès l’arrivée un vétérinaire praticien préalablement désigné et se déclarer auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du département de résidence.

Cette mesure vise à éviter de nouveaux abandons massifs dans un contexte de crise géopolitique. Des précisions complémentaires sont disponibles auprès des ambassades françaises concernées et sur le site du ministère de l’Agriculture.

Une belle victoire collective qui démontre la réactivité possible des autorités face à la mobilisation citoyenne !