Ce lundi 14 septembre 2026, au cœur d'un secteur boisé particulièrement escarpé situé entre Thollon-les-Mémises et Lugrin, un chasseur est tombé sur le cadavre d'un berger belge Malinois. L'animal était enchaîné très court à un arbre, condamné à une agonie lente et invisible.
Sur place, le constat établi par Jean-Luc Robier, président du Groupement d'intervention maltraitance animale (GIMA 74), ne laisse planer aucun doute sur la nature de l'acte. Le chien portait un collier étrangleur un équipement pourtant interdit en France depuis juin 2025 et était retenu par une chaîne si courte qu'elle l'empêchait de tout mouvement.
Le choix d'un endroit isolé et difficile d'accès confirme la volonté délibérée de dissimuler le chien pour s'assurer que personne ne puisse lui porter secours. Les services vétérinaires ont été saisis pour déterminer précisément les causes du décès et la durée de son calvaire.
Face à cette barbarie, le GIMA 74 a immédiatement annoncé le dépôt d'une plainte pour abandon aggravé et acte de cruauté. En France, l'article 521-1 du Code pénal punit sévèrement de tels actes, prévoyant des peines d'emprisonnement et plusieurs milliers d'euros d'amende. Une enquête est en cours pour tenter d'identifier le propriétaire du chien grâce aux examens vétérinaires.
Rien ne peut justifier de condamner un animal à mourir de faim et de soif au fond des bois. Pour les propriétaires dépassés ou ne pouvant plus assumer leur compagnon, des alternatives légales et éthiques existent. Les refuges et associations locales se mobilisent au quotidien pour prendre en charge les animaux en détresse…
Face à de tels drames, la vigilance et la dénonciation de la maltraitance restent nos meilleures armes pour que justice soit rendue.