C'est une affaire qui soulève le cœur et provoque une indignation absolue en Lorraine. Le 23 juin prochain, un homme de 36 ans comparaîtra devant le tribunal de Nancy pour avoir commis l'innommable sur Hadès, le dogue allemand de quatre ans de sa compagne. Les détails de ce massacre font froid dans le dos et témoignent d'une cruauté qui dépasse l'entendement. Ce pauvre animal a été retrouvé jeté dans la Moselle à Sexey-aux-Forges, enfermé dans un sac militaire avec les pattes sauvagement ligotées. Pire encore, le chien a eu le crâne littéralement fracassé à coups de massette. La violence de cet acharnement a été telle que sa truffe en a été arrachée, et son bourreau a même été jusqu'à le scalper dans le dos pour tenter de dissimuler sa puce d'identification.
Face aux policiers cet individu a osé justifier son acte monstrueux en affirmant que le chien était soi-disant agressif et qu'il souhaitait simplement "mettre fin à ses jours" sans vouloir le tabasser à mort. Une excuse pitoyable qui vole en éclats face aux témoignages accablants des anciens voisins du couple. Ces derniers ont décrit le quotidien de terreur du pauvre Hadès, confiné dans un petit appartement et subissant régulièrement des hurlements, des insultes ainsi que des "bruits sourds" qui en disaient long sur le calvaire qu'il endurait à huis clos. L'Association de secours et de placement des animaux dans les Vosges (ASPA) s'est logiquement constituée partie civile pour dénoncer ces sévices extrêmes et réclame l'interdiction définitive et absolue de détenir un animal pour ce tortionnaire.
Le plus révoltant dans cette sordide histoire reste sans doute la réponse pénale attendue. Puisque cet homme a eu la présence d'esprit de plaider coupable, il ne risque désormais que deux ans et demi de prison, soit à peine la moitié de la peine maximale prévue par la loi pour ce genre de barbarie. Comment pouvons-nous espérer endiguer ces actes de torture avec des sanctions aussi dérisoires ? Ce procès est particulièrement attendu par tous les défenseurs des animaux, car il est grand temps que la justice tape enfin du poing sur la table pour rappeler que massacrer un être vivant et innocent ne peut plus être puni avec autant de clémence.
