L'été 2026 s'achève sur un bilan dramatique pour la cause animale en France avec le triste record de près de 10 000  abandons. Partout sur le territoire, de la Loire-Atlantique jusqu'au Sud, les refuges et les associations indépendantes tirent la sonnette d'alarme. Le nombre d'animaux abandonnés durant les vacances a atteint des sommets inédits. Dans certaines structures, complètement submergées par la vague de prises en charge, les équipes avouent ne même plus réussir à tenir les comptes.

Sur le terrain, la situation n'est plus seulement tendue, elle est devenue critique. Les boxes affichent complet depuis des semaines, les listes d'attente pour les abandons d'urgence s'allongent et les bénévoles travaillent sous une pression constante.

Chiens, chats, mais aussi Nouveaux Animaux de Compagnie (NAC) ramassés sur la voie publique ou déposés à la hâte… La déferlante d'animaux déposés cet été contraint les responsables d'associations à pousser les murs, à multiplier les appels aux familles d'accueil temporaires ou à mettre en place des solutions de secours de dernière minute pour éviter le pire.

Sur l'origine de cette crise, le constat est unanime. Les abandons de l'été sont la conséquence directe d'achats impulsifs non réfléchis sur internet ou en élevage, couplés au coût de la vie et au refus de chercher des modes de garde adaptés pour les vacances.

Malgré les outils réglementaires visant à responsabiliser les futurs acquéreurs comme le certificat d'engagement et de connaissance, trop de propriétaires sous-estiment encore le budget vétérinaire, le coût de l'alimentation et la charge temporelle que représente un animal sur dix à quinze ans.

Ce triste constat des d'abandons et des actes de cruauté constatés cet été, résonne directement avec la campagne #UnFichierPourEux menée par MCA aux côtés de 34 associations et acteurs de la cause animale. L'objectif est d'imposer la création d'un fichier national recensant toutes les personnes frappées d'une interdiction légale de détenir un animal. Consultable par les refuges, les éleveurs et les professionnels avant toute adoption ou vente, cet outil serait une barrière pour empêcher les maltraitants de réadopter immédiatement d'autres victimes et mettre un terme à ce cycle d'irresponsabilité.

Si vous ne l'avez pas encore fait, rejoignez les 160 000 signataires de la pétition.