ll y a des scènes que l'on ne pourra jamais oublier… Celle de Milou en fait partie. Ce pauvre chien innocent, a été jeté par la fenêtre.

Dimanche 24 mai 2026, à Perpignan, sur le boulevard Poincaré. Des promeneurs assistent, impuissants, à une chute terrible. Un chien tombe du premier étage et s'écrase à leurs pieds. Ce n'était pas un accident. C'était un abandon violent.

Recueilli en urgence par l'Association MASEPO, Milou, un petit chien d'environ cinq ans, a été immédiatement pris en charge. Ni pucé, ni vacciné, il souffre d'une double fracture à la patte et probablement d'une troisième au bassin. 

Selon la présidente de MASEPO, Marie-Claude Morel, la propriétaire a reconnu qu'il s'agissait de son chien, mais qu'elle n'en voulait plus. Un aveu glaçant qui a poussé l'association à porter plainte pour maltraitance et négligence envers un animal.

Cette affaire révolte parce qu'elle est malheureusement loin d'être isolée. L'Association MASEPO, qui se bat au quotidien pour les animaux victimes, accumule les dossiers. Ils ont déjà trois affaires en cours devant la justice depuis 2024. Et financièrement, c'est la catastrophe : plus de 20 000 euros de frais vétérinaires engagés, dont 7 000 euros rien que pour un autre chien. 

Pendant ce temps, Milou lutte pour sa vie.

Le fils de la propriétaire a réagi dans un courrier, affirmant que le chien « Jack » faisait partie de la famille et que les faits seraient un accident impliquant son petit frère atteint de troubles du spectre autistique. Il évoque également la fragilité de sa mère et des difficultés de communication. L'association a tout de même décidé de laisser la justice trancher.

Peu importe les explications un chien jeté par la fenêtre ne peut pas être considéré comme un « accident » acceptable. Un animal n'est pas un objet dont on se débarrasse quand il devient gênant.

C'est exactement pour cette raison que l'Association MASEPO a lancé une pétition sur MCA pour exiger une enquête sérieuse et rapide ainsi que des sanctions proportionnées et dissuasives.

MASEPO demande également plus de soutien aux associations qui font le travail que l'État ne fait pas assez. 

Si comme pour nous, cette histoire vous a retourné l'estomac, ne restez pas silencieux. Signez la pétition, partagez-la massivement, et parlez-en autour de vous.

Pour Milou qui se bat pour sa vie. 

Pour tous les autres qui subissent la même violence dans l'ombre.

Et pour que ça change enfin.