Un drame absolu s'est noué à Anglet lorsqu'une fillette de 18 mois a été mordue par un rottweiler. Si l'émotion et le soutien vont évidemment en priorité à la jeune victime et à sa famille, une autre tragédie se joue aujourd'hui dans les tribunaux. Le chien, nommé Uko, est en passe de payer le prix fort pour une faute qui n'est pas la sienne : la négligence de son propriétaire.

Les faits rappellent cruellement l'importance des règles de sécurité. Attaché à la terrasse d'un restaurant, le rottweiler ne portait pas de muselière, un équipement pourtant strictement obligatoire pour les chiens de sa catégorie dans l'espace public. À la suite de ce terrible accident, le parquet a tranché et requis l'euthanasie pure et simple de l'animal. De son côté, la propriétaire ne risque qu'une peine avec sursis assortie d'une amende.

C'est précisément cette différence de traitement qui soulève aujourd'hui une vague d'indignation. Uko n'a pas pris la décision de se rendre dans un lieu public bondé. Il n'a pas non plus choisi de retirer sa propre muselière. Il a simplement subi les choix irresponsables de la personne censée veiller sur lui et sur les autres. Faire porter la peine capitale à un animal pour un manquement humain aux obligations légales pose une véritable question d'éthique et de justice.

Loin de vouloir minimiser la souffrance de la petite fille, le collectif "Sauver les anges" a lancé une vaste mobilisation citoyenne. Leur objectif n'est pas de nier le danger, mais de réclamer une approche mesurée. Ils demandent au tribunal d'ordonner une véritable expertise comportementale du chien et d'étudier toutes les solutions alternatives à la mort, telles qu'un placement dans une structure spécialisée encadrée par des professionnels.

Le délibéré est attendu pour le 2 juillet 2026 et l'urgence est totale. La pétition a déjà rassemblé près de 16 000 signataires, mais il manque encore un peu plus de 4 000 voix pour franchir un cap symbolique, attirer l'attention de la presse nationale et espérer peser dans la balance judiciaire.

Pour soutenir cette cause et demander une justice qui ne condamne pas un animal pour les erreurs de son maître, vous pouvez signer et relayer la pétition d'urgence sur MCA.