Payer 150 € d'amende pour avoir simplement voulu secourir un animal affamé, c'est la triste réalité imposée aux habitants de Béthisy-Saint-Pierre (Oise). 

Depuis le 1er juillet 2026, un arrêté municipal interdit formellement de nourrir les chats errants sur l'ensemble de la commune. Face à cette mesure jugée inhumaine et inefficace, l'association de protection animale ARGOS 42, épaulée par l'association Picardie et Animaux, tire la sonnette d'alarme et lance une pétition pour faire annuler ce texte.

Traiter des victimes d'abandon comme des nuisibles

Pris par le maire Jean-Luc Bachelart, l'arrêté n° 077-2026 classe les chats errants parmi les « animaux redevenus sauvages », au même titre que les rats ou les sangliers. Une aberration pour l'association, un chat qui survit dans la rue n'est pas un nuisible mais une victime de l'abandon humain et du manque de stérilisation.

En sanctionnant d'une lourde amende les citoyens de bonne volonté, la municipalité choisit d'affamer sciemment des animaux au lieu de s'attaquer à la racine du problème. Or, priver un chat de nourriture ne le fait pas disparaître, cela ne fait que prolonger son agonie en silence.

L'association ARGOS 42 n'a pas l'intention de laisser faire. En parallèle de cette mobilisation populaire, le collectif a d'ores et déjà engagé un recours contentieux devant le tribunal administratif d'Amiens pour obtenir l'annulation pure et simple de cet arrêté.

La loi française offre pourtant un cadre clair et éprouvé. L'article L. 211-27 du Code rural privilégie depuis des années la seule méthode humanitaire et réellement efficace pour réguler les populations félines : la méthode « stériliser, identifier, relâcher ». Des centaines de communes en France l'appliquent avec succès en partenariat avec les acteurs de terrain. À Béthisy-Saint-Pierre, la mairie a malheureusement préféré le PV à la responsabilité sanitaire.

À travers cette pétition qui vient appuyer leur action en justice, l'association ARGOS 42 et Picardie et Animaux formulent trois demandes :


  • Le retrait immédiat de l'arrêté municipal n° 077-2026 du 1er juillet 2026.

  • La mise en place d'une vraie campagne de stérilisation et d'identification des chats libres sur la commune, conformément à la loi.

  • L'ouverture d'un dialogue constructif entre la municipalité et les associations de protection animale, jusqu'ici ignorées.

La compassion ne doit pas devenir un délit. En signant cette pétition, vous apportez un soutien indispensable à l'action en justice d'ARGOS 42 et vous rappelez aux élus que la protection des animaux exige de la responsabilité, pas de la répression.