Le tribunal administratif de Nice a rendu une décision majeure au début de l'année 2026 en annulant sept arrêtés préfectoraux qui autorisaient l'abattage de loups. Cette annulation représente une immense victoire pour les associations de défense des animaux, notamment One Voice, qui luttent sans relâche devant les juridictions pour protéger cette espèce vulnérable face aux décisions de l'État.
Depuis plusieurs années, les préfectures justifient ces tirs dits "de prélèvement" ou "de défense" par la nécessité de protéger les troupeaux ovins des attaques. Toutefois, les défenseurs de la faune sauvage dénoncent une gestion à court terme et létale, qui contourne régulièrement les lois de protection européennes. La justice leur a donné raison en pointant du doigt les dérives et les lacunes de l'administration locale.
Ces autorisations de tirs sont désormais jugées illégales dans les situations où les méthodes de protection non létales des troupeaux n'ont pas été préalablement et suffisamment déployées. Concrètement, le tribunal rappelle que l'abattage d'un loup, une espèce protégée par la convention de Berne, doit impérativement rester l'ultime recours. Avant d'envisager la mort de l'animal, les autorités doivent prouver que des mesures préventives sérieuses ont été mises en place sur le terrain, telles que l'installation de clôtures adaptées, la présence continue de bergers ou l'utilisation de chiens de protection.
C'est un signal juridique particulièrement fort envoyé aux préfectures. Les loups ne peuvent plus être abattus de manière arbitraire ou expéditive pour apaiser les tensions locales. En imposant le respect strict des textes de loi, le tribunal administratif de Nice offre ainsi un répit salvateur à ces prédateurs, dont le rôle de régulateur naturel est absolument indispensable au maintien et à l'équilibre de nos écosystèmes montagnards.
