En Indonésie, l'association Harapan di Gajah obtient des résultats encourageants dans la prévention des conflits entre les habitants et les éléphants sauvages. Grâce à des patrouilles et à des méthodes non violentes, une quarantaine de pachydermes ont pu être mis en sécurité en seulement deux mois. Une avancée qui donne de l'espoir pour cette espèce menacée.

Protéger les éléphants sans mettre en danger les populations locales, c'est le défi relevé par Harapan di Gajah, une association française engagée dans la sauvegarde des éléphants de Sumatra. Dans le village de Karang Ampar, en Indonésie, ses premières actions de terrain ont déjà permis d'obtenir des résultats prometteurs.

Sur cette île indonésienne, la destruction des forêts réduit progressivement l'espace disponible pour les animaux. En quête de nourriture, les éléphants s'approchent parfois des cultures et des habitations, provoquant des dégâts qui alimentent les tensions avec les habitants. Ces affrontements représentent une menace supplémentaire pour une sous-espèce déjà en danger critique d'extinction.

Face à cette situation, l'association fondée par Robin Comito en 2023 a choisi d'agir directement sur le terrain auprès des habitants locaux. Depuis l'été 2025, elle accompagne des volontaires indonésiens, formés et équipés pour surveiller les déplacements des éléphants et les éloigner des zones à risque.

Les équipes utilisent notamment des lampes et des dispositifs sonores pour dissuader les pachydermes de s'approcher des secteurs habités, sans recourir à la violence. L'objectif est double, éviter que les éléphants ne détruisent les récoltes et prévenir les réactions dangereuses à leur encontre.

Et les premiers résultats sont encourageants. Selon le bilan communiqué par Harapan di Gajah, une quarantaine d'éléphants ont été mis en sécurité en deux mois. L'association rapporte également une diminution de l'agressivité des habitants envers les animaux et une amélioration de la coexistence dans la zone d'intervention.

Une initiative qui pourrait s'étendre à d'autres villages

Ces avancées ont suscité l'intérêt des communautés voisines, qui souhaitent à leur tour bénéficier de cette approche. Pour l'association, c'est un signe encourageant, en impliquant directement les habitants dans la protection de la faune sauvage, il devient possible de rechercher des solutions qui tiennent compte des besoins des humains comme de ceux des animaux.

Le travail reste toutefois indispensable sur le long terme. La disparition des habitats naturels demeure l'une des principales causes des conflits, et les patrouilles ne peuvent pas, à elles seules, résoudre le problème de la déforestation.

Pour soutenir l'association : harapandigajah.org