Il était venu se promener dans les Cévennes. Dimanche 18 octobre, à Cassagnas, un homme de 65 ans a été mortellement atteint par le tir d'un chasseur participant à une battue aux sangliers. Une enquête a été ouverte pour déterminer comment un tel drame a pu se produire.

Le dimanche 18 octobre, aux alentours de midi, une promenade dans les environs de Cassagnas, en Lozère, a viré au drame. Un homme de 65 ans a été touché par un coup de feu tiré par un chasseur âgé de 50 ans, qui participait à une battue aux sangliers.

D'après les premiers éléments rapportés par la presse locale, le tireur aurait aperçu un mouvement dans la végétation avant de faire feu, pensant viser un animal. Mais derrière les fougères se trouvait un promeneur.

Les secours, notamment les pompiers et les gendarmes, sont rapidement intervenus. Malgré leur mobilisation et l'envoi d'un hélicoptère médicalisé, la victime n'a pas pu être sauvée. Selon les informations communiquées par plusieurs médias, l'homme aurait subi deux arrêts cardiaques.

Le chasseur a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête pour homicide involontaire. Les investigations doivent permettre d'établir précisément les circonstances du tir et de déterminer les éventuelles responsabilités.

À ce stade, il convient de laisser l'enquête établir les faits. Mais ce drame soulève une nouvelle fois une question essentielle comment garantir que les personnes qui se promènent en forêt ou dans les espaces naturels puissent le faire sans risquer d'être prises pour cible pendant une partie de chasse ?

Les chiffres de l'Office français de la biodiversité (OFB) montrent que les accidents de chasse demeurent une réalité. Pour la saison 2025-2026, l'organisme a recensé 92 accidents, dont quatre mortels. Ces statistiques ne doivent toutefois pas faire oublier les conséquences dramatiques que peut avoir un seul tir.

Ce nouveau décès rappelle que les règles de sécurité ne sont pas une simple formalité, elles engagent directement la vie des personnes qui fréquentent les mêmes espaces. 

Comment est-il possible qu'un chasseur ait tiré simplement en voyant des buissons bouger ? Ne faut-il pas parfaitement identifier sa cible avant de tirer ? 

Les promeneurs doivent pouvoir profiter de la nature sans craindre qu'un mouvement aperçu dans les broussailles suffise à déclencher un tir.

L'enquête devra faire toute la lumière sur les circonstances de la mort de cet homme de 65 ans. Une chose est certaine, une vie a été perdue au cours d'une “activité de loisir”, et ce drame laisse derrière lui des proches endeuillés.