Le vote est tombé ce mardi 28 avril 2026, et c'est un grand pas en avant pour nos animaux ! Le Parlement européen a très largement adopté (558 voix contre 35) un nouveau règlement sur le bien-être et la traçabilité des chiens et des chats. Ce texte historique vient enfin mettre tout le monde d'accord en Europe, en reconnaissant noir sur blanc que ces animaux ressentent la douleur et des émotions.
Et il y avait urgence. Le trafic de chiens et de chats pèse aujourd'hui plus de 1,3 milliard d'euros par an en Europe... Pour casser ce business frauduleux, le texte tape fort : l'identification devient enfin obligatoire pour tous les chiens et chats avant leurs trois mois, avec un fichier national relié aux autres pays.
Côté maltraitance physique, on note de vraies victoires. Fini les mutilations pour faire joli ou par simple convenance : on ne coupe plus les oreilles ou la queue, et on interdit l'ablation des cordes vocales ou le dégriffage. Autre excellente nouvelle : les professionnels n'ont plus le droit d'utiliser des colliers électriques, étrangleurs ou à pointes. Quant à la mise à l'attache, elle est désormais strictement limitée à une heure maximum.
L'Europe met aussi un coup de frein aux pires dérives de l'élevage. Faire reproduire des animaux "hypertypés" (ceux qui souffrent de déformations physiques néfastes pour leur santé, comme les chiens au nez trop écrasé) est maintenant interdit, et ils ne pourront plus participer aux expositions. L'élevage d'hybrides, issus de croisements avec des animaux sauvages comme le serval, est lui aussi banni.
Tout n'est pas parfait pour autant, et quelques pilules sont difficiles à avaler. Grosse déception par exemple : la vente en animalerie n'est toujours pas interdite. Sur Internet, véritable plaque tournante du trafic, il faudra se contenter d'un simple message d'avertissement obligatoire sur les annonces... De plus, les visites vétérinaires de contrôle chez les pros ont été revues à la baisse, et on regrette vraiment que les militaires et les forces de l'ordre gardent le droit d'utiliser des outils de dressage coercitifs.
Mais malgré ces trous dans la raquette, ce texte reste une bonne base légale pour lutter contre les "fermes-usines". Il va enfin obliger tous les pays européens à se mettre au diapason pour offrir à nos compagnons un vrai socle minimal de protection.
